Souffler n'est pas jouer

L'opéra est un jeu

Par Christophe Rizoud | mer 03 Juillet 2013 | Imprimer
 
Apprendre en s'amusant. L'efficacité du procédé n'est plus à démontrer. Qui d'entre nous, enfant, ne s'est pas ainsi initié à lire l'heure ou à déchiffrer l'alphabet ? Professeur à l’Université de Poitiers, romancier et journaliste, Christophe Deshoulières reprend la méthode afin d'apprendre l'opéra à ceux qui l'ignorent encore, ou à ceux qui voudraient compléter leurs connaissances. Il y a de toute façon toujours à découvrir dans un art de plus de 400 ans, fort d’une centaine de milliers d'œuvres. A quelle occasion fut représenté le premier opéra de l’histoire ? Quel compositeur a recréé en 1987 L’Orestie d’Eschyle dans les ruines de Gibellina en Sicile ? Quel est le plus ancien festival estival d’opéra en France ? Réparties en sept chapitres, les questions survolent ainsi, souvent de manière humoristique, l’art lyrique sous toutes ses coutures. Comment ne pas survoler quand il s’agit de traiter une telle masse d’informations en moins de 100 pages ? La sélection se fait naturellement, l’auteur choisit d’éclairer les points avec lesquels il a le plus d’affinités. Monteverdi plus que Verdi, avoue-t-il en toute sincérité même s’il commence à découvrir le compositeur de Rigoletto « avec plaisir, mais non sans réserves ». Le baroque est à l’honneur donc. Les questions se font d’ailleurs plus simples, voire plus anecdotiques, dès que l’on aborde un autre répertoire. Certaines d’entre elles pourront animer les dîners en ville : l’Opéra-Bastille est la meilleure salle d’Opéra à Paris, vrai ou faux ? D’autres, un peu tirées par les cheveux, ne sont là que pour mettre en exergue un sujet particulier. Demander le procédé qu'avait inventé Alfred Cortot pour, de sa loge à l’opéra, ne pas voir la scène sert de prétexte à confronter théâtre et musique.
A la fin de chaque chapitre, une play-list invite le lecteur à poursuivre son exploration de l’opéra à travers des enregistrements audio et vidéo. Les références proposées datent un peu. L'eau a tout de même coulé sous les ponts de Vivaldi depuis Orlando furioso et Catone in Utica dirigés par Claudio Scimone pour le label Erato. Le néophyte n'en a cure. Qu’il se forge déjà l’oreille avec la cinquantaine de titres proposées. S’il y prend goût, alors l’opéra cessera d’être un jeu et on en reparlera !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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